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29.12.2007

S.O.S.de la mondialisation financière.

4603b98d5335bcd36d90782ad0fa09a1.jpg2007, année du grand retour des Etats, par Frédéric Lemaître ou la limite du libéralisme échevelé tel qu'il est pratiqué aux USA et ailleurs aussi.....

UN ARTICLE DU QUOTIDIEN "LE MONDE" daté du 23-12-2007 -
Les temps sont durs pour les apôtres du libéralisme. En quelques mois, Londres, Wall Street, Zurich, les trois places fortes de la mondialisation financière, viennent de lancer d'humiliants SOS à destination d'un adversaire jugé jadis moribond : la bonne vieille puissance publique. Première à ouvrir le bal cet été, Northern Rock. La banque de Newcastle reçut l'aide de la Banque d'Angleterre. Quelques semaines après son arrivée au pouvoir, Gordon Brown entendait mettre rapidement un terme à la panique des épargnants. C'était peu glorieux mais Northern Rock n'était pas une star de la City, et l'affaire fut réglée entre gentlemen.
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Rien de tel de l'autre côté de l'Atlantique. Citigroup, première banque américaine, elle aussi victime de la crise des subprimes, ces prêts immobiliers risqués, a dû appeler à la rescousse un fonds arabe, celui d'Abu Dhabi. En investissant 7,5 milliards de dollars, celui-ci détiendra 4,9 % du capital de ce fleuron de Wall Street. Certes, il n'aura pas voix au chapitre mais recevra une coquette rémunération garantie : 11 % par an. La démarche sera imitée quelques semaines plus tard par Morgan Stanley qui rémunérera 9 % par an le fonds public chinois CIC. Pour 5 milliards de dollars, celui-ci s'offre 9,9 % du capital de la banque américaine.

L'Europe continentale n'est pas épargnée : confrontée aux mêmes difficultés, UBS, première banque suisse, vient de faire entrer l'Etat de Singapour dans son capital. A la différence d'Abu Dhabi et de la Chine, la cité-Etat n'a accepté de verser 9,6 milliards de dollars qu'à la condition de siéger au conseil de la banque dont elle deviendra le premier actionnaire. UBS pourrait donc avoir à son conseil Lee Kuan Yew, fondateur de l'Etat de Singapour, ou son fils, l'actuel premier ministre !

Signe que l'heure est grave : cette crise de l'immobilier pourrait amener le gouvernement américain à intervenir. Même Alan Greenspan, l'ancien président de la Réserve fédérale, connu pour ses idées libérales, y est favorable. L'Etat doit, selon lui, aider les propriétaires étranglés par leur prêt immobilier. Comme l'observe, amer, le Wall Street Journal (du 14 novembre), "le capitalisme n'est pas parfait". Autre enseignement : les fonds souverains, ces structures créées par les Etats richissimes pour gérer leurs recettes pétrolières ou leurs excédents commerciaux, sont devenus les principaux banquiers de la planète. Forts d'environ 3 000 milliards de dollars, ils achètent ce que bon leur semble. Par une curieuse pirouette de l'histoire, mondialisation rime aujourd'hui avec nationalisations.

Les pays émergents ne se contentent pas d'investir, ils achètent également des biens. Ce n'est sans doute pas grandir la fonction présidentielle que de se transformer en VRP, mais Nicolas Sarkozy n'a pas le choix : aéronautique (EADS), transports (Alstom), environnement (Suez, Veolia), énergie (Areva, EDF)... rarement le commerce international et la politique ont eu autant partie liée. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les négociations menées par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour la libéralisation des échanges piétinent.

Les Etats, là aussi, reprennent la main. Nombre d'entre eux préfèrent signer des accords bilatéraux sur lesquels ils ont une prise directe que de s'engager dans une démarche multilatérale qui les dépossède peu à peu de leurs prérogatives.

Dans la même logique, les privatisations se font au compte-gouttes. Le 10 décembre, le gouvernement néerlandais a gelé la privatisation des trente dernières entreprises publiques. L'ancien commissaire européen, Frits Bolkestein, vilipendé en France pour son libéralisme, a été, dès 2006, très clair : "Il serait naïf d'affaiblir les compagnies néerlandaises, alors qu'ailleurs dans le monde, en Chine et en Russie notamment, les entreprises d'Etat tiennent solidement les rênes", a-t-il reconnu.

BRUXELLES : RÉGULATEUR MONDIAL

L'émergence de nouveaux pays bien peu libéraux n'explique pas, à elle seule, ce retour en grâce des Etats. En Occident notamment, la mondialisation est perçue comme une des principales raisons de l'augmentation des inégalités, une réalité désormais reconnue par l'OCDE, la Banque mondiale, et le FMI. Logiquement, les opinions publiques attendent des Etats qu'ils les protègent. C'est sur ce thème qu'a été élu M. Sarkozy. Et aux Etats-Unis, où Hillary Clinton semble moins libérale que ne l'était son mari, la campagne porte notamment sur la mise en place d'une couverture santé universelle. Selon un sondage paru dans The Economist du 8 décembre, une majorité (relative) d'Américains pensent que le gouvernement devrait garantir un système d'assurance-santé même s'il faut augmenter les impôts.

Les libéraux le reconnaissent aujourd'hui : la compétitivité d'un pays ne se mesure pas à la seule aune de la faiblesse des dépenses publiques. En témoigne le classement établi par le World Economic Forum. Selon cette ONG qui organise le Forum de Davos, les 8 pays les plus compétitifs sont, dans l'ordre : les Etats-Unis, la Suisse, le Danemark, la Suède, l'Allemagne, la Finlande, Singapour et le Japon. Dans la plupart d'entre eux, le poids des impôts y est élevé. La Grande-Bretagne, n'est que 9e.

Il est vrai que la France est 18e, signe que des dépenses publiques élevées ne sont pas forcément un gage de compétitivité ! Stabilité des institutions, qualité des infrastructures, politiques de santé et d'éducation, dépenses de recherche et développement sont aujourd'hui au moins aussi déterminantes que le coût du travail et la flexibilité pour évaluer un pays ou un espace économique. La Commission européenne l'a intégré : le secteur privé se montre incapable de financer le système de satellites Galileo ? Chose impensable il y a peu, Bruxelles a décidé de le financer sur ses propres deniers.

Le retour de la puissance publique dépasse largement le cadre de l'économie. En témoigne la conférence de Bali sur le climat. L'environnement mais aussi l'eau ou la santé deviennent des "biens publics mondiaux" qui ne peuvent pas être laissés aux seules forces du marché. Même les nouvelles technologies ne rendent pas forcément obsolètes les régulations politiques, comme on le prévoyait à la fin des années 1990.

Microsoft se croyait tout puissant. Erreur. A l'issue d'un bras de fer de plusieurs années, la Commission européenne a obtenu en 2007 que l'entreprise soit condamnée pour abus de position dominante. Ce faisant, Bruxelles joue le rôle d'un régulateur mondial puisque sa décision a un effet planétaire. Quant aux fournisseurs d'accès à Internet, leur honteuse collaboration avec le régime de Pékin montre que la liberté d'expression offerte par la Toile reste soumise aux contingences politiques nationales. Le retour des Etats n'a pas que des avantages.

Frédéric Lemaître
Article paru dans l'édition du 23.12.07.

28.12.2007

QUELQUES BLOGS DU PRG ALSACE, TERRITOIRE DE BELFORT ET +

 

22.12.2007

NOEL 2007 ET 2008 QUI SE PROFILE A L'HORIZON.

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LE PRG CENTRE-GAUCHE VOUS SOUHAITE UN JOYEUX NOËL 2007
PENSEZ A NOTRE PLANETE, SORTEZ VOTRE BICYCLETTE!


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ET UNE BONNE ANNEE 2008 
EN CONSOMMANT DU  CREMANT ALSACIEN
OU DU CHAMPAGNE AVEC MODERATION.
Samedi 22 décembre 2007

La liste des cantons où le PRG68 présente des candidats

PRG-CENTRE GAUCHE Cantonales 2008
La liste des cantons où le PRG aura des candidats têtes de listes et en discussion:

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NORD 68
-Colmar Sud
-Colmar Nord
-Lapoutroie
-Ribeauvillé
En discussion:
-Rouffach
-Neuf-Brisach

SUD 68
En discussion
-Ferrette
 -Hirsingue

20.12.2007

CAVALIER!

 

Nicolas Sarkozy sera fait "chanoine d'honneur" au Vatican. Question, rentrera t'il dans l'archibasilique à cheval comme son privilège l'y autorise?                                                     

Ce ne serait pas étonnant , il a beaucoup chevauché,

en Camargue ces derniers temps.


 c67321f4beded574eb2b0452a91a8a9d.png Le Président de la République ,Nicolas Sarkozy reçu officiellement par le Pape, Chef d'Etat du Vatican, probablement le plus petit état souverain de la planète.Il devrait obtenir le privilège d'entrer dans l'archibasilique de St Jean de Latran de Rome en raison de la stalle de chanoine d'honneur qu'il doit recevoir en raison de sa qualité de Chef de l'Etat Français et comme on le connait, il est capable d'aller jusqu'à faire ce jour là , son entrée à cheval.  Affaire à suivre. 


PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy sera ce jeudi en visite officielle au Vatican, où il doit être intronisé "chanoine d'honneur de Saint-Jean de Latran", un titre décerné aux plus hauts dirigeants français, rois compris, depuis Henri IV.

Le chef de l'Etat, qui est catholique, entamera sa visite par une audience en tête-à-tête avec le pape Benoît XVI.

Nicolas Sarkozy a fait savoir la semaine dernière qu'il avait l'intention d'inviter le souverain pontife en France, "notamment à Paris, pas simplement à Lourdes", où Jean Paul II avait effectué son dernier voyage en France, en août 2004.

La dernière visite en France de son successeur remonte au mois de juin 2004. Le cardinal allemand Joseph Ratzinger avait assisté aux cérémonies du 60e anniversaire du débarquement à Caen en tant qu'envoyé spécial du pape.

e4b7600431f16b6ead46cad44e0916d7.jpgNicolas Sarkozy doit également être reçu par le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du pape et camerlingue - cardinal chargé de gérer les biens et les droits temporels du Saint-Siège entre la mort du souverain pontife et l'avènement de son successeur.

Selon le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, ce déplacement d'une journée sera "l'occasion pour le président de redire son respect et son attachement, non à une religion en particulier, même si bien entendu la religion chrétienne tient une place importante en France de par l'histoire et l'actualité, mais de façon générale, à la question spirituelle, puisqu'il a toujours considéré qu'elle était au coeur de la vie de nos concitoyens, quelle que soit leur confession".

DIPLOMATIE ACTIVE

Plus petit Etat du monde avec ses 44 hectares où vivent moins d'un millier de personnes, le Vatican a "une diplomatie extrêmement active et influente", a rappelé le porte-parole de l'Elysée.

"C'est un partenaire qui compte et c'est un allié de poids pour un grand nombre de sujets" dont le Liban ou le conflit au Proche-Orient, a-t-il fait remarquer.

Le Saint-Siège était par exemple représenté à la conférence de la mi-novembre d'Annapolis, aux Etats-Unis, qui a permis une relancer du processus de paix israélo-palestinien en panne depuis sept ans.

Jeudi au Vatican, Nicolas Sarkozy visitera les fouilles de Saint-Pierre, avant de participer à une "cérémonie pour la France" à l'archibasilique Saint-Jean de Latran, siège de l'évêché de Rome.

Lors de cette cérémonie, qui a lieu tous les ans à cette époque de l'année, Nicolas Sarkozy prendra possession de sa stalle de chanoine d'honneur de Saint-Jean de Latran et prononcera un discours.

Si aucun président français n'a jusqu'à présent refusé le titre, Georges Pompidou et François Mitterrand n'étaient pas allés à Saint-Jean de Latran pour le recevoir officiellement.

Charles de Gaulle, Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac avaient, eux, pris possession de sa stalle, qui confère théoriquement le droit d'entrer à cheval dans la basilique.

Nicolas Sarkozy terminera sa journée à Rome, où il rencontrera le président italien Giorgio Napolitano.

Il dînera ensuite en compagnie du président du conseil italien, Romano Prodi, et du président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero.

Au menu des discussions : le projet d'Union méditerranéenne, proposé à l'origine par Nicolas Sarkozy. Le président français souhaite que la Turquie y joue un rôle central, au lieu d'adhérer à l'Union européenne.

L'Espagne estime pour sa part que la future Union méditerranéenne devrait se doter d'institutions à part entière, à l'instar de l'UE.
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Jeudi 20 décembre 2007
publié dans : Actualité politique ajouter un commentaire recommander

 

Cantonales et municipales de Colmar 68

COMMUNIQUE DU PRG COLMAR05-LogoCG68-haut-20preview.jpg
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Décision a été prise de ne pas être à la fois candidat tête de liste aux cantonales de la ville et aux municipales de Colmar pour une même personne membre du PRG.
Ainsi Jacques Barthet candidat tête de liste dans le canton Sud de Colmar ne sera pas candidat aux municipales et Laëtitia Rabih, candidate tête de liste dans le canton Nord de Colmar retire sa candidature et figurera sur une liste municipale.
Un appel à candidature pour ce dernier canton a été lancé au sein du cercle de Colmar-Ville auquel deux militants ont répondu, les candidatures seront soumises à examen par les responsables locaux du PRG Centre-Gauche. Décision attendue avant le 1er janvier 2008.

suite 1

undefined"Ne pas mélanger les genres".

Même si cette décision de l'UMP 68 est peut être dictée par une stratégie purement" municipale", voir de circonstance , à savoir que certains élus colmariens membres de l'UMP présentent des listes dissidentes (Roland Wagner et Brigitte Klinkert) contre l'officielle du maire sortant Gilbert Meyer il s'agit d'une initiative intéréssante allant dans le sens d'une limitation des mandats.
Lors de discussions avec les électeurs colmariens, on peut constater que beaucoup ignorent le nom de leur conseiller général, preuve que celà pose problème  et que le fait qu'ils soient élus au conseil municipal et au conseil général crée une confusion des genres et en finalité un flou artistique dommageable à la fonction des représentants de la ville à l'assemblée départementale. A moins que cela ne soit le résultat des pratiques de ceux qui sont élus qui n'ont pas une démarche spécifique auprès des électeurs en tant que Conseiller général mais dans tous les cas, ce choix à faire nous parait plus correct vis à vis des colmariennes et des colmariens.C'est pour cette raison que le PRG Centre-Gauche s'est fixé cette règle de clarté. Que feront les autres partis ?

A voir sur le blog du candidat dans le canton sud de colmar,Jacques Barthet un article sur ce thème, cliquer sur le lien valide qui suit:
http://jacques.barthet.over-blog.com/article-14756747.html
Mercredi 19 décembre 2007

 

17.12.2007

CONFERENCE DE BALI: BILAN!

"L'accord de Bali ne changera pas la face du monde"
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Dans un article de Jean-Luc Goudet de Futura-Sciences,son auteur résume bien la situation concernant l'accord passé à
 
Bali en faisant sienne la formule de "la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine".
 
Le bilan est quand même décevant , seuls points de satisfaction:
-Le resp
onsable de la délégation des  Etats-Unis déclare "Nous allons avancer et nous associer au consensus"; c'est un premier pas quant on sait à quel point cette délégation a tout fait pour saboter tout accord global final.
Mais il n'y a pas eu d'engagements chiffrés mêmes si ceux-ci figurent bien dans le rapport final du GIEC mais  mis en annexe.Selon ce Giec, pour limiter l'augmentation de température moyenne d
u globe à 2°C en 2100, l'humanité devra réduire sa production de GES de 50 à 85% d'ici 2050.
Un engagement  de l'Union européenne prévoit une réduction de ses émissions de 20% d'ici 2020.

La face du monde ne sera pas changée par l'accord de Bali, simplement, il annonce deux années de négociations auxquelles prendront part la plupart des nations riches ou pauvres de la planète, qu'elles soient ou non réticentes à des actions concrètes . C'est mieux que rien mais "la montagne accouche d'une souris" et de nombreuses années vont être perdues et la planète continuer à voir les émissions de gaz à effet de serre (GES)agir défavorablement sur le climat .
J.Barthet
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Dimanche 16 décembre 2007 -PRG 68 

11.12.2007

Leçon des socialistes anglais aux socialistes français.

 UN ARTICLE PARU DANS LIBERATION DU 11 DECEMBRE 2007, A MEDITER POUR CEUX QUE CELA CONCERNE.

f6e6fec1f991d1dc86f96e3ab1f78fe2.gif"Leçon anglaise à l'usage des socialistes français"
par Denis MacShane Ancien Ministre Anglais

En 1985, j’ai écrit un article intitulé «Leçons françaises à l’usage du Labour». Le Labour était alors antieuropéen, antiaméricain et opposé à toute modernisation économique. A l’inverse, la France de Mitterrand, de Mauroy et de Fabius soutenait la création du marché unique et encourageait le développement d’entreprises d’envergure internationale comme Saint-Gobain ou Renault. François Mitterrand se rendait au Bundestag, en Allemagne, pour appuyer le programme américain de missiles défensifs contre l’URSS alors que le reste de la gauche européenne trouvait des excuses au régime soviétique. Aujourd’hui, c’est M. Sarkozy qui chante les louanges du protectionnisme et téléphone à Poutine pour le féliciter des résultats d’élections truquées, pendant que le reste de l’Europe est consterné par le retour de l’autocratie en Russie.

be478450e8d47e326ad312efa9dc755b.jpgMalgré l’usure de dix années de pouvoir, le Labour demeure une référence pour quiconque aspire à réinventer la gauche en Europe. Mais l’hostilité envers les Anglo-Saxons en général et le mépris pour Tony Blair en particulier sont tels, dans les rangs de la gauche parisienne, qu’il ne se trouve personne pour écrire un article intitulé «Leçons anglaises à l’usage du PS». Les socialistes français en sont encore à croire que leur rôle est d’apprendre au monde à comprendre la France, et non d’apprendre à la France à comprendre le monde. Les critiques françaises du Labour soulignent la proportion importante d’emplois à temps partiel en Grande-Bretagne sans comprendre que, pour un parti de gauche, remettre les gens au travail est le premier impératif. Pour lutter contre le chômage, la gauche française a choisi d’imposer les 35 heures, entretenant l’idée fallacieuse que le travail était une denrée limitée qu’il convenait de redistribuer. Les touristes en visite à Paris sont choqués du nombre de SDF. Le spectacle des banlieues, où des agents de police antiémeute patrouillent arme au poing comme en territoire occupé, n’est pas glorieux. La semaine dernière, dans Libération, on apprenait que 12 % des Français vivent sous le seuil de pauvreté. Welcome dans la France de Sarkozy. La tradition bonapartiste du chef de l’Etat, source unique de l’autorité, perdure. Dans ce système présidentiel, il est plus difficile à la gauche de développer une alternative, elle qui est, par nature, opposée à l’idée de s’en remettre à un dirigeant héroïque.

Le Labour des années 80 était peuplé d’Arnaud Montebourg qui s’insurgeaient contre l’Europe et soutenaient que le peuple, et non le parti, devait être rééduqué. Après le long déclin des années 60 et 70, une alliance pour le changement rassembla les meilleurs éléments de l’appareil d’Etat, les entrepreneurs prêts à tirer parti de la mondialisation et la génération de 1968, aisément séduite par une rhétorique antiétatiste. Mme Thatcher avait un ennemi à vaincre et des alliés qui reconnaissaient que la Grande-Bretagne était sur la voie du déclin et que seuls des changements douloureux pourraient l’en détourner. M. Sarkozy n’a pas d’ennemi clair. S’il veut le changement, il devra s’en prendre à ses soutiens, qui bénéficient de protections dans l’appareil d’Etat, dans de nombreuses professions et dans les entreprises du capitalisme «à la française». Il pourrait imiter Thatcher en vendant EDF. D’un trait de plume, la vente rapporterait assez pour rembourser la dette française, qui atteint aujourd’hui le double de la dette britannique et dont les intérêts annuels absorbent la quasi-totalité du produit de l’impôt sur le revenu. Mais ce n’est pas Sarkozy, tenant du colbertisme, qui le fera. Il veut une révolution économique sans douleur. Aux yeux d’un observateur britannique, il ressemble davantage à Edward Heath, Premier ministre britannique dans les années 70, qu’à Thatcher ou à Blair, qui ont su faire évoluer les mentalités. Il y a là une opportunité pour une gauche intelligente. Le talon d’Achille de Sarkozy est la persistance du chômage.

Ses avances au président américain alors que les Etats-Unis s’apprêtent à tourner la page Bush-Cheney, tout comme sa rhétorique belliqueuse à l’encontre de l’Iran au moment même où la communauté du renseignement américain revoit son évaluation de la menace à la baisse, témoignent d’un curieux décalage avec les enjeux actuels. Sarkozy se montre peu intéressé par l’Europe. Ses attaques contre la Banque centrale européenne, son plaidoyer pour que l’Union européenne se rallie à une idéologie protectionniste et son hostilité islamophobe envers la Turquie ne sont pas si éloignés des positions eurosceptiques et nationalistes du Labour des années 80 ou du Parti conservateur aujourd’hui. Sarkozy pourrait bien ne pas s’inscrire dans la durée, comme de Gaulle ou Mitterrand, mais n’être que l’homme d’un moment. Cela dépendra de la capacité de la gauche, et du Parti socialiste au premier chef, à se montrer à la hauteur du défi plutôt que de se contenter de critiquer Sarkozy sans admettre que la pensée et la pratique de la gauche ces vingt dernières années ne sont pas la solution, mais bien une partie du problème. La France demeure la nation indispensable de l’Europe. La France qui perd confiance dans son économie, sa politique étrangère et sa culture, ne fait qu’entraîner l’Europe dans son doute existentiel sur les conséquences des réformes en cours. En leur temps, Willy Brandt en Allemagne, Felipe González en Espagne et Tony Blair en Grande-Bretagne ont forcé leur gauche à se débarrasser des vaches sacrées représentées par l’opposition à l’économie de marché ou à l’Otan. La gauche française est-elle capable de se réinventer ? Et qui, au sein du Parti socialiste, est capable de dire la vérité ?

Mardi 11 décembre 2007
par prg68

Polémique sur la propagande électorale en ALSACE-MOSELLE.

 MISE A JOUR DU MARDI 11 DECEMBRE 2007: La Ministre de L'Intérieur , Madame Alliot-Marie aurait renoncée à appliquer cette décision; un point positif si celà se confirmait.

Suppression du remboursement des professions de foi rédigées en Allemand.

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Etonnante décision unilatérale et vexatoire
pour les Alsaciens et Mosellans .

Les PRG 67-68 s'étonne de la mesure prise par le Ministère de l'Intérieur de ne plus rembourser les frais d'impression des circulaires rédigées en allemand dans les départements Alsacien et en Moselle.
Cette décision prise sans concertation intervient 4 mois après l"oubli" par le Minstère de l'Education Nationale de la langue régionale alsacienne lors de l'établissement de la liste officielle des-dites langues régionales. Voudrait-on appliquer aux trois départements une mesure vexatoire et désobligeante qu'on ne s'y prendrait pas autrement.
Il faut surseoir à cette décision qui remet en question une "tradition" qui "n'avait plus guère qu'un intérêt symbolique" comme le fait remarquer le journaliste Claude Keiflin dans un article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace daté du dimanche 9 décembre dernier, que nous reproduisons ci-dessous.
Bureau du PRG 67-68

Polémique sur la fin d'une exception alsacienne
Image jpg (DNA)

La suppression, en Alsace-Moselle, des professions de foi en allemand envoyées aux électeurs avant chaque tour de scrutin provoque une polémique qui ira sans doute en s'amplifiant. Cette tradition n'avait plus guère qu'un intérêt symbolique. Les candidats pourront d'ailleurs continuer à s'adresser à leurs électeurs en allemand... à leurs frais.

C'est un encadré dans le "mémento à l'usage des candidats" aux municipales, diffusé par le ministère de l'Intérieur, qui a mis le feu aux poudres. Le texte dit que « dans les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin et dans 19 cantons de la Moselle, les instructions qui prévoyaient la possibilité de joindre à la circulaire en français envoyée aux électeurs une circulaire en allemand qui était la traduction de la précédente sont supprimées à compter du 1er janvier 2008. Seule la circulaire en français sera donc acheminée par la commission de propagande à l'occasion des élections municipales et pourra être remboursée dans le cadre des dépenses de propagande. Il en est de même pour les affiches en français qui pourront seules être remboursées dans le cadre des dépenses de propagande ».

A l'époque où les Alsaciens
ne maîtrisaient pas le français

 Les commissions de propagande ne sont instituées que dans les communes de plus de 2 500 habitants. Elles sont chargées de faire parvenir à chaque électeur de la commune les circulaires des listes (une seule par liste ; une liste n'est pas obligée de produire une circulaire). Les frais d'acheminement sont pris en charge par l'État. Dans les communes de plus de 3 500 habitants, le coût du papier, l'impression des affiches et des circulaires et les frais d'affichage sont remboursés aux listes qui ont obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés.
 Depuis la réintégration de l'Alsace à la France, en 1918, pour d'évidentes raisons de difficultés de compréhension du français par des électeurs qui ont été à l'école allemande, pendant un demi-siècle, les candidats et listes d'Alsace-Moselle avaient la possibilité de joindre à leur circulaire en français une autre en 
allemand, traduction fidèle de la première.

Suppression décidée pour
des raisons financières

 Même si les électeurs alsaciens ne maîtrisant pas le français sont aujourd'hui très peu nombreux, supprimer cette possibilité au détour d'un « mémento » revient à agiter le chiffon rouge devant tous les partisans de l'exception culturelle, de l'identité régionale, voire de la simple promotion du bilinguisme (encore que la qualité de beaucoup de traductions laissait à désirer !). Les réactions du monde politique (lire ci-dessous) montrent l'attachement à une spécificité régionale qui prend d'autant plus d'importance qu'un quelconque technocrate jacobin l'a rayée d'un trait de plume, sans prendre la peine ni de se concerter avec les parlementaires alsaciens-mosellans, ni même de les prévenir de la modification.
 La suppression a été décidée, a expliqué le préfet du Haut-Rhin à un élu local, pour des raisons budgétaires. Les frais de traduction étant pris en charge par les candidats, les circulaires en allemand ne représentent pourtant qu'une petite somme dans un océan de dépenses électorales. Pour la présidentielle et les législatives 2007, la mise sous plis de la propagande électorale et les frais d'affranchissement ont coûté la bagatelle de 151 millions d'euros. Dans son rapport sur l'administration générale de l'État, le député breton Marc Le Fur s'interroge sur « la pérennité d'une procédure dont la forme peut paraître désuète compte tenu des moyens de communication modernes dont disposent la plupart des électeurs. A la veille du second tour de la présidentielle était-il réellement indispensable de rappeler par courrier à tous les électeurs les noms des deux candidats encore en lice ? » Le Fur propose qu'on laisse aux électeurs le choix de recevoir la propagande sous forme de papier ou sous forme électronique.
 En attendant, les candidats aux municipales et cantonales qui souhaitent envoyer aux électeurs de la littérature en allemand ont tout loisir de le faire. Intégralement à leur frais, bien sûr...

Claude Keiflin  DNA du dimanche 9 décembre 2007

07.12.2007

J.M.BAYLET-F.FILLON:INSTITUTIONS, CLÔTURE

 

RENCONTRE BAYLET-FILLON

Fillon clôt avec JM Baylet (PRG) les consultations sur les institutions0d73db74a80ec71a41b820ec086ea65a.jpg

Imprimer 

PARIS, 6 déc 2007 (AFP) - François Fillon a achevé jeudi, en recevant le président du Parti radical de gauche (PRG) Jean-Michel Baylet, la série de consultations entamées mi-novembre sur la future réforme des institutions.

"Tout ce qui ira dans le sens d'un régime présidentiel aura notre assentiment", a déclaré après la rencontre M. Baylet , en déplorant "la frilosité de la classe politique française" face aux projets de l'exécutif.

Il a relevé comme "points positifs" le renforcement des droits du Parlement et l'introduction de la proportionnelle.

"Les radicaux attendent de voir le texte définitif pour se prononcer", a-t-il conclu.

M. Fillon a rencontré tous les groupes représentés soit à l'Assemblée nationale, soit au Sénat, soit au Parlement européen, ainsi que les présidents des assemblées.

Le 12 novembre, deux semaines après la remise des propositions de la commission sur la réforme des institutions présidée par Edouard Balladur, le président Nicolas Sarkozy avait demandé au Premier ministre de lancer ces consultations et de préparer un projet de loi pour avant les fêtes.

Ce texte devra impérativement faire l'objet d'un consensus, l'UMP et le Nouveau Centre ne disposant pas à eux seuls de la majorité des deux tiers au Congrès du Parlement,  nécessaire pour modifier la Constitution.

Or la voie est étroite pour l'exécutif, pris entre le refus du PS d'accorder des pouvoirs supplémentaires au chef de l'Etat, et celui de l'UMP d'accepter le non-cumul des mandats, sans parler d'une très forte réticence à droite vis-à-vis de la proportionnelle.

Vendredi 7 décembre 2007

 COMMENTAIRE DU PRG 68:Jean-Michel Baylet le Président du PRG l' a indiqué, les radicaux de gauche sont favorables à un Président de laRépublique RESPONSABLE devant les Français mais aussi au renforcement du contôle du parlement sur l'acion du Gouvernement (et donc du Président) et sur la maîtrise de l'ordre du jour de l'Assemblée Nationale.  ou que pour le moins l'AN ait la possibilité d'influer sur le-dit ordre du jour. Le poste de premier ministre devrait logiquement être supprimé.

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